Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/423

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FRÉDÉRIC PLESSIS


1851




Frédéric Plessis, né à Brest le 3 février 1851, s’est acquis une réputation de latiniste par de belles études critiques sur Properce, par un essai fort estimé sur Calvus et par de nombreux articles de philologie publiés dans plusieurs Revues savantes. Il est aujourd’hui professeur à la Faculté des lettres de Bordeaux.

Doué d’un véritable tempérament de poète, M. Plessis a réuni en 1886 dans un volume ayant pour titre La Lampe d’Argile, et que l’Académie française a couronné, les vers de sa première jeunesse et ceux d’un âge plus mûr. À une connaissance approfondie de l’antiquité romaine il joint un sentiment très prononcé de la nature, et il a rencontré d’heureuses inspirations aussi bien en parlant des animaux qu’en étudiant les caractères et les passions de l’humanité. Quoique d’une allure simple, ses poésies sont à la fois énergiques et colorées, vives et harmonieuses. Nous en détachons plusieurs pièces d’une note émue et bien personnelle.

La Lampe d’Argile a été éditée par A. Lemerre.

A. L.

SEPTIME SÉVÈRE



C’est dans Eboracum, où le ciel froid du Nord
D’un brouillard éternel baigne les murs de brique
Le soldat basané de la côte d’Afrique,
Sévère, est venu loin pour rencontrer la mort.