Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/243

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JACQUES MADELEINE.


La rivière est déjà ridée
Par un frisson fait d’un sanglot ;
Elles viennent raser le flot
Avec leur aile intimidée.

Ô chère Muse, c’est ainsi
Que tu viens, délicate aussi,
Nous consoler par tes caresses,

Dans l’attente ou le souvenir
Des plus douloureuses tendresses,
Lorsque les larmes vont venir.


(L’Idylle éternelle)





CHANSON DES MARIETTINIS




Dans les rieurs à peine écloses,
 Dans les lilas et les roses,
          Nous ferons nos nids.

          Mariettinis !

Des nids près des sources vives,
Pleins de promesses furtives
          Et de doux nennis.

          Mariettinis !

Marions-nous, ma petite
Manette, et que bien vite
          Nos maux soient finis.

          Mariettinis !