Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/255

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PIERRE DE NOLHAC.


Quand les pharisiens et les sots ont frémi,
Sur ton paisible seuil pressant leur foule hostile,
Tu n’avais que ta plume, ô maître, et ce beau style
Dans ton latin muer désormais endormi.

Tu souffrais de quitter les livres et tes Muses ;
Mais, pour cingler le vice et démasquer les ruses,
Ta riposte pourtant vibrait comme un éclair.

Si j’ai bien pénétré dans ton âme profonde,
Enseigne-moi le franc parler et le mot clair,
Et le mépris des fous qui gouvernent le monde.