Page:Lenéru - La Triomphatrice.djvu/119

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
119
la triomphatrice


Flahaut.

Le miracle est que vous ayiez mis trois ans à en venir là. Vous allez connaître une crise affreuse… et vous la surmonterez. (Claude se tait.) Vous m’entendez, Claude, vous guérirez de cela.


Claude, elle a une sorte de rire.

Que voulez-vous que cela me fasse de ne plus souffrir ?


Flahaut.

Il faudra faire rentrer Denise à la maison.


Claude.

Son père y pourvoira. Elle n’a pas besoin de moi.


Flahaut, doucement.

C’est vous qui aurez besoin d’elle.


Claude, avec force.

Denise ne peut rien pour moi, et quand même elle m’aimerait… (Toute au frisson du passé.) On ne bâtit pas sa vie sur un cœur qui ne vous préfère pas…


Scène 10

Les mêmes, Mlle Haller.



Mlle Haller, s’avançant avec gêne.

Madame ? Je n’ai rien reçu de vous, j’ai peur que mon livre ne vous ait pas plu.


Claude, froide, lente.

Pourquoi vous obstiner à écrire, mademoiselle ? Vous n’avez pas de talent, vous n’en aurez jamais…

(Les deux jeunes gens sont interdits.)