Page:Lenéru - La Triomphatrice.djvu/42

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
42
la triomphatrice


Claude.

Mais Flahaut l’est aussi, et si nous attendons, j’ai peur. Mieux vaut le capter tout de suite, quand je le sais libre comme l’air. Je l’ai vu tous les jours, ces derniers mois… c’est un garçon exquis. Comme écrivain, il aura bientôt fait de nous valoir tous.


Henri, ironique.

Vous êtes le chef de famille, votre fille vous doit tout.


Claude.

Votre insistance est de mauvais goût… enfin allez les voir et remarquez, s’il vous plaît, la belle figure de Flahaut.


Henri, sortant.

Une autre fois, je suis vraiment en retard.


Claude, elle entend sonner.

Bon ! je n’aurai pas eu une minute pour travailler, ce matin.


Scène 7

Claude, Sorrèze.



Claude, avec soulagement et bonheur.

Ah ! (Elle va au visiteur, lui prend la main, la garde sur ses lèvres.)


Sorrèze, quarante-huit ans, type d’homme du monde, pour l’ensemble. Mais quant au visage, intelligent jusqu’à la souffrance, jusqu’à la névrose.

Vous travailliez ?


Claude.

Oh, Dieu non ! mon livre est fini… de la copie à bâcler.