Page:Leprohon - Antoinette de Mirecourt ou Mariage secret et chagrins cachés, 1881.djvu/231

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— Même s’il répand autour de lui la désolation et la mine ? interrompit la pauvre jeune fille qui, malgré l’état où elle se trouvait, ne put réprimer un léger sourire en entendant cette nouvelle et extraordinaire théorie de la vie conjugale. Non, non, ajouta-t-elle vivement, si je ne puis jouir de l’éclat du soleil, laisse-moi au moins chercher la paix. Je n’ai pas assez de courage pour lutter contre l’orage ou la tempête.

— Dans ce cas, ma chère Antoinette, laisses-moi te dire que tu n’as pas les qualités nécessaires pour faire une véritable héroïne… Mais, voici Jeanne avec cette tisane qui a provoqué notre singulière conversation.