Page:Lermina - L’Énigme.djvu/12

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Il répéta plusieurs fois ce mot : Allons ! Mais il ne disait rien de plus. Marie le regardait en souriant, non sans quelque malice.

Mais l’homme qui avait galopé en plein feu ne pouvait hésiter plus longtemps ; il reprit :

— Pardonnez-moi cette question à brûle-pourpoint… mais comment se fait-il que, jeune et jolie et bonne comme vous l’êtes, vous ne songiez pas à vous marier ?

Marie baissa la tête et pâlit légèrement. Quand elle regarda de nouveau le général, il vit que ses yeux étaient humides.

— Je vais vous répondre, lui dit-elle de sa voix qui tremblait un peu. Aussi bien je ne sais pas mentir et je veux vous dire toute la vérité. J’ai aimé et j’ai été aimée une fois dans ma vie, j’avais vingt ans. Mais celui que j’avais choisi et en qui j’avais mis toute l’espérance de ma