Page:Lermina - L’Énigme.djvu/26

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Elle montait déjà l’escalier. Le maire la suivait de près : il redoutait que cette femme, que la douleur semblait rendre folle, ne frappât trop violemment la jeune comtesse…

— Il faut prendre des ménagements, murmura-t-il.

Mais la vieille femme ne paraissait ni l’écouter ni l’entendre. Elle avait atteint le premier étage. Elle ouvrit une porte. C’était celle de l’appartement particulier de Madame de Morlaines. Sans frapper, sans prendre aucune précaution, comme si son désespoir la délivrait des devoirs de la domesticité, elle ouvrit une autre porte, celle de la chambre de la comtesse…

La jeune femme était à demi étendue sur un fauteuil, dormant. Son lit n’était pas défait, et sa pâleur semblait indiquer qu’elle avait succombé à la fatigue…

Germaine alla droit à elle, et avant que le maire eût pu prévoir son mouvement, elle avait saisi Marie par le bras… et au