Page:Lermina - L’Énigme.djvu/54

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


vres appuyées à un front de marbre… Enfin il se releva et regarda autour de lui, madame de Morlaines se tenait à l’écart, enveloppée d’ombre, drapée dans son deuil. Il la considéra un instant, curieusement… Elle vint à lui, la main tendue et à ce simple geste, il devina qui était cette femme, il se rappela combien son père l’aimait, et sans voir sa jeunesse il s’agenouilla devant elle, en lui disant :

— Ma mère ! ma mère !…

Elle avait, elle aussi, de grosses larmes roulant sur son visage et dans son regard fixé sur ce fils passait un rayon hagard et désespéré… il lui serrait les mains et répétait avec une joie âpre cette appellation filiale…

M. de Samereuil avait presque peur. Ces douleurs confinaient à la folie. Elles étaient trop silencieuses et trop intimes. Il fit un signe aux hommes qui attendaient, et posant la main sur l’épaule de Georges :