Page:Leroux - Le Parfum de la dame en noir.djvu/51

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dans les sous-sols de la chapelle, c’est la porte de la petite classe. Je l’ai franchie combien de fois, mon Dieu ! quand j’étais tout petit enfant… Mais jamais, jamais je ne sortais de là aussi joyeux, même aux heures des plus folles récréations, que lorsque le père Simon venait me chercher pour aller au parloir où m’attendait la Dame en noir !… Pourvu, mon Dieu ! qu’on n’ait point touché au parloir !…

Et il risqua un coup d’œil en arrière, avança la tête.

— Non ! Non !… Tenez, le voilà, le parloir !… à côté de la voûte… c’est la première porte à droite… c’est là qu’elle venait… c’est là… nous allons y aller tout à l’heure, quand le père Simon sera descendu…

Et il claquait des dents…

— C’est fou, dit-il, je crois que je vais devenir fou… Qu’est-ce que vous voulez ! C’est plus fort que moi, n’est-ce pas ?… L’idée que je vais revoir le parloir… où elle m’attendait… Je ne vivais que dans l’espoir de la voir, et quand elle était partie, malgré que je lui promettais toujours d’être raisonnable, je tombais dans un si morne désespoir que, chaque fois, on craignait pour ma santé. On ne parvenait à me faire sortir de ma prostration qu’en m’affirmant que je ne la verrais plus si je tombais malade. Jusqu’à la visite suivante, je restais avec son souvenir et