Page:Les Aventures de Huck Finn.djvu/24

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Je ne croyais pas du tout que nous pourrions effrayer un si grand tas d’Espagnols et d’Arabes ; mais je tenais trop à voir les éléphants et les dromadaires pour laisser échapper l’occasion. Les autres éprouvèrent sans doute la même curiosité, car Tom n’eut pas à se plaindre de leur manque d’exactitude.

Elle tomba sur nous à coups de parapluie.

Cachés derrière les arbres, nous attendîmes le signal convenu, et lorsque le capitaine cria : En avant ! nous nous lançâmes le long de la colline. Je n’aperçus ni Espagnols, ni Arabes, ni chameaux, ni éléphants ; mais une classe de l’école du dimanche que l’on menait en pique-nique dans le bois — et une classe de petites filles encore ! Elles eurent joliment peur et se sauvèrent à la débandade. Notre butin ne fut pas lourd : quelques biscuits, un pot de confitures, un livre de can-