Page:Les Aventures de Huck Finn.djvu/90

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— Facile ? Comment cela ?

— C’est simple comme bonjour. Après avoir fouillé les cabines que nous n’avons pas encore visitées, nous irons à terre avec notre butin. Dans une heure ou deux, le steamer sera emporté par le courant. Il y aura un noyé de plus dans le Mississipi, voilà tout. Viens.

Dès qu’ils se furent éloignés, je me glissai hors de ma cachette et je regagnai le pont, heureux d’en être quitte à si bon marché. J’appelai Jim à voix basse. Il était revenu à ma rencontre, ou bien il m’avait attendu, car il me répondit par une sorte de gémissement.

— Jim, murmurai-je à son oreille, il y a là deux chenapans qui vont arriver avec leur lanterne. Il ne faut pas qu’ils nous trouvent ici. Vite, au radeau.

— Le radeau ? Il n’y a plus de radeau, massa Huck.