Page:Les Aventures de Huck Finn.djvu/91

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IX
le sauvetage.


L’haleine me manqua et je faillis me trouver mal. Emprisonné sur un navire qui, s’il ne se disloquait pas, coulerait dès que le courant l’entraînerait ! Ce n’était pas le moment de geindre. Il fallait nous emparer du canot de ces bandits et partir au plus vite. Nous longeâmes le steamer et il me sembla que j’avais mis une semaine à gagner la poupe.

Je me laissai glisser.

— Pas l’ombre d’un canot, me dit Jim.

— Alors nous serions dans une mauvaise passe ; mais je sais qu’il y en a un, puisqu’on a parlé de retourner à terre. Il ne peut être que de ce côté ; cherchons encore.

Nous penchant au-dessus du bord, nous aperçûmes une petite barque dans laquelle je me laissai glisser et où Jim s’empressa de me rejoindre. Je pris mon couteau, je coupai l’amarre et en route. Quelques minutes après, sans avoir tou-