Page:Les Fouteries chantantes, 1791.djvu/72

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C’est un protée adroit qui saura t’échapper,
Si, par ce dur accueil, tu te laisses tromper :

Mais pour peu que ton doigt, au ventre la chatouille,

Ce monstre furieux succombe et s’agenouille,
L’image des plaisirs affaiblit sa vertu :

Lorsqu’on ne veut pas vaincre, l’on est bientôt vaincu.

Voilà l’avis d’un ami vrai, et sage,
Goûte-le bien, et fais-en bon usage ;
Sur tout ce qu’il te dit, garde bien le secret,
Car tu ne l’aurais pas, si tu n’étais discret.





CHANSON JOYEUSE


Sur l’escampativos des Évêques,
Curés, &c. qui ont fait les sots
bougres, en refusant de prêter le
serment civique.


Air : Ô filii et filiæ [ws 1] !


AH ! l’heureux jour, que celui-là !
Ces bougres en sont venus là :

  1. ndWs. Cf. recueil La clé du caveau, 412.