Page:Les Fouteries chantantes, 1791.djvu/71

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
( 45 )


Attends, il en est une en ton propre foyer ;
Ta Servante te l’offre, et tu dois l’employer ;
Qu’importe, que le con soit de basse naissance ?
D’un con avec un con, quelle eſt la différence ?
Compare à la Chailly, la fille de Marceau,
La femme du Conseil l’aura-t-elle plus beau ?
Sur des habits pompeux, sa richesse étalée,
Lui donne-t-elle au lit la cuisse potelée,
Les tettons arrondis, le ventre poli,
La croupe dégagée, et le con mieux fourni ?
Non, elle peut même, sans cette parure,
Cacher à tous les yeux des défauts de nature.
N’aimes-tu pas bien mieux autre beauté qui plaît

Sans ces ruſes, sans fard et par un simple attrait ?

Son mouchoir négligé, sa gorge demi-nue,
Décèlent deux beaux seins à ta persante vue.
Parcours-en à loisir le tour et la façon ;
Porte de-là les yeux sur son léger jupon ;
À travers le tissu d’une claire futaine,
Mille rares beautés se découvrent sans peine.
Si ce joli tendron paraît te convenir,
N’hésite point au prix, hâte-toi de finir ;
Tu la verras d’abord et revêche et farouche,
Épuiser contre toi tous les flux de la bouche ;