Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, II.djvu/76

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PREMIER VOYAGE

DE SINDBAD LE MARIN.




« J’avois hérité de ma famille des biens considérables, j’en dissipai la meilleure partie dans les débauches de ma jeunesse ; mais je revins de mon aveuglement, et rentrant en moi-même, je reconnus que les richesses étoient périssables, et qu’on en voyoit bientôt la fin quand on les ménageoit aussi mal que je faisois. Je pensai de plus que je consumois malheureusement dans une vie déréglée, le temps, qui est la chose du monde la plus précieuse. Je considérai encore que c’étoit la dernière et la plus déplorable de toutes les misères, que d’être pauvre dans la vieillesse. Je me souvins de ces paroles