Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, III.djvu/510

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l’avoit porté particulièrement à l’étude de l’astrologie judiciaire, de la géomance[1], et d’autres sciences secrètes, et il s’y étoit rendu très-habile.

Non content de ce qu’il avoit appris de ses maîtres, il s’étoit mis en voyage dès qu’il se fut senti assez de forces pour en supporter la fatigue. Il n’y avoit pas d’homme célèbre en aucune science et en aucun art, qu’il n’eut été chercher dans les villes les plus éloignées, et qu’il n’eut fréquenté assez de temps pour en tirer toutes les connoissances qui étoient de son goût.

Après une absence de plusieurs années, Marzavan revint enfin à la capitale de la Chine ; et les têtes coupées et rangées qu’il aperçut au-dessus de la porte par où il entra, le surprirent extrêmement. Dès qu’il fut rentré

  1. Géomance ou géomancie. C’est l’art de deviner par des points que l’on marque au hasard sur la terre ou sur du papier, dont on forme des lignes, et dont on observe ensuite le nombre ou la situation, pour en tirer de certaines conséquences.