Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, VI.djvu/242

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HISTOIRE

DE SIDI NOUMAN.




« Commandeur des croyans, continua Sidi Nouman, je ne parle pas à votre Majesté de ma naissance : elle n’est pas d’un assez grand éclat pour mériter qu’elle y fasse attention. Pour ce qui est des biens de la fortune, mes ancêtres par leur bonne économie, m’en ont laissé autant que j’en pouvois souhaiter pour vivre en honnête homme sans ambition, et sans être à charge à personne.

» Avec ces avantages, la seule chose que je pouvois désirer, pour rendre mon bonheur accompli, étoit de trouver une femme aimable, qui eût toute ma tendresse, et qui en m’aimant véritablement, voulût bien le