Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, VIII.djvu/326

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HISTOIRE D’ABOUSABER,

OU

DE L’HOMME PATIENT.




« Sire, dit le jeune homme, un riche fermier, nommé Abousaber, avoit une femme et deux enfans. Ils demeuroient dans un village, qu’ils rendoient heureux par leur humanité et par les travaux qu’ils procuroient aux habitans. Les uns cultivoient les terres d’Abousaber, les autres avoient soin de ses nombreux troupeaux.

» Un de ses gens revint un jour à la maison saisi d’effroi, et dit qu’il avoit vu rôder un lion dans le voisinage. En effet, l’animal déchira le même jour quelques moutons. Il en