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CHAPITRES ET COLLÉGIALES

Ce chapitre était considérable, il était composé de vingt-cinq chanoines, dont le chef, nommé grand-obéancier, était l’orateur-né du clergé, et en cette qualité, il portait la parole à l’entrée des rois, des papes et de leurs légats. Outre cette première dignité, il y en avait deux autres dans cette église, le sacristain et le maître de chœur, et un personnat qui était le prévôt. C’est du moins ce que dit l’Almanach de 1745. Partout ailleurs on lit que le chapitre se composait de dix-huit chanoines, dont deux dignitaires, le grand-obéancier et le prévôt. Les chanoines de Saint-Just précédaient les membres des autres collégiales de Lyon dans les cérémonies publiques, officiaient la mitre en tête, et portaient le titre de barons.




CHAPITRE DE SAINT-PAUL


UN cloître était joint à l’église Saint-Paul ; ce fut la première demeure des chanoines. Plus tard, ils occupèrent des maisons particulières. Dans ce cloître vécut Jean Gerson, chancelier de l’Université de Paris, et réfugié à Lyon par suite des persécutions du duc de Bourgogne.

Saint-Paul était la seconde collégiale ; son chapitre tenait un rang élevé dans l’Église de Lyon ; il se composait de dix-huit chanoines dont trois dignitaires, le chamarier, le sacristain et le sacristain-curé.




CHAPITRE DE SAINT-NIZIER


L’ARCHEVÊQUE Louis de Villars fonda le chapitre de Saint-Nizier en i3o5. Tous les frères du clergé de Saint-Nizier habitaient un cloître qui subsista jusqu’en 1401 ; on le fermait tous les soirs. Le clergé vivait alors de la vie commune. Le chapitre de cette ancienne métropole, devenue la troisième collégiale de Lyon, se