Page:Les régiments d'infanterie de Compiègne.djvu/137

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Le secteur n’est pas fatigant et les localités où cantonne le bataillon de réserve sont encore habitées.

Le 24 juin, la division prend un dispositif en profondeur : le bataillon de réserve reste à Ogéviller pour l’occupation de la ligne 2 en cas d’alerte, mais le poste de commandement du régiment est transféré à Buriville.

À partir du 15 juillet, la 12e division est retirée du front et se rassemble autour de Charmes en vue d’un embarquement prochain en chemin de fer. Le 54e, relevé par le 219e régiment d’infanterie est enlevé en camions-autos et cantonne à Villacourt (état-major et 3e bataillon), Froville (1er bataillon), Haigneville et Brémoncourt (2e). Dans la soirée du 18, il s’embarque en chemin de fer à Einvaux par une nuit orageuse où le grondement du tonnerre se mêle à celui du canon lointain pendant que circulent des bruits de victoire. Vers la fin du voyage, dans la nuit du 19 au 20, les trains sont bombardés par avion, sans dommage, et le 20, le régiment débarque à Betz et à Nanteuil-le-Haudoin.

XVI. — DANS L’AISNE[1]
(20 Juillet-4 Octobre 1918.)
LA BATAILLE SUR LE PLATEAU DE VIERZY
La Contre-offensive française. — « Le 17 juillet le Haut Commandement allié lance les ordres d’exécution pour le lendemain 18 :
1° Sous les ordres du Général Fayolle, commandant le groupe d’armées réserve.
Les 6e et 10e armées (Généraux Degoutte et Mangin) attaqueront en direction d’Oulchy-le-château.
2° Sous les ordres du Général Maistre, commandant le groupe d’armées du centre.
La 5e armée (Général Berthelot), reconquerra le terrain perdu entre Reims et la Marne.
La 9e armée (Général de Mitry) nettoiera la rive sud de la Marne.
Ainsi l’ennemi, enserré dans une formidable tenaille, n’allait pouvoir en sortir que par un recul précipité.
La 10e armée (16 divisions, 4 corps d’armée : 1er, 20e, 30e, 11e), est chargée de l’effort principal ; trois nuits à peine ont suffi pour amener les moyens à pied d’œuvre et les dissimuler dans la forêt de Villers-Cotterets (470 battteries, 375 chars d’assaut). En outre, le 2e corps colonial et 2 divisions anglaises sont en réserve.
  1. Cartes 6 et 7.