Page:Lettre du roi pour la convocation des Etats-généraux à Versailles, le 27 avril 1789, de part le roi.djvu/2

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
2

qu’incontinent la préſente reçue, vous ayez à convoquer & aſſembler dans notre ville d dans le plus bref temps que faire ſe pourra, tous ceux des Trois-états du bailliage (ou ſénéchauſſée) d pour conférer & pour communiquer enſemble, tant des remontrances plaintes & doléances, que des moyens & avis qu’ils auront à propoſer en l'Aſſemblée générale de noſdits Etats ; & ce fait, élire, choiſir & nommer

ſans plus

de chaque Ordre, tous Perſonnages dignes de cette grande marque de confiance, par leur intégrité & par le bon eſprit dont ils ſeront animés : leſquelles convocations & élections ſeront faites dans les formes preſcrites pour tout le Royaume, par le Règlement annexé aux préſentes Lettres ; & ſeront leſdits Députés munis d'inſtructions & pouvoirs généraux & ſuffiſans pour propoſer, remontrer, aviſer & conſentir tout ce qui peut concerner les befoins de l’Etat, la réforme des abus, l’établiſſement d’un ordre fixe & durable dans toutes les parties de l’Adminiſtration, la proſpérité générale de notre Royaume, & le bien de tous & de chacun de nos Sujets ; les aſſurant que de notre part ils trouveront toute bonne volonté & affection pour maintenir & faire exécuter tout ce qui aura été concerté entre Nous & leſdits Etats, ſoit relativement aux impôts qu’ils auront conſentis, ſoit pour l’établiſſement d’une règle confiante dans toutes les parties de l’Adminiſtration & de l’ordre public ; leur promettant de demander & d’écouter favorablement leurs avis ſur tout ce qui peut intéreſſer le bien de nos Peuples, & de pourvoir ſur les doléances & propoſitions qu’ils auront faites, de telle manière que notre Royaume, & tous nos Sujets en particulier, reſſentent pour toujours les effets ſalutaires qu’ils doivent ſe promettre d’une telle & ſi notable Aſſemblée.

Donné à Verſailles le dix-neuf Février mil ſept cent quatre-vingt-neuf.

Signé LOUIS ; Et plus bas, Laurent de Villedeuil.