Page:Lissagaray - Histoire de la Commune de 1871, MS.djvu/55

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énergies renaissent ; le 9, à l’ouverture du Corps législatif, l’espoir du salut paraît luire un instant.

Ce ne fut qu’un éclair ; nous l’avons dit. La Gauche resta la Gauche, défiante du peuple réfractaire aux initiatives. Elle refusa le 10 août qui s’offrait, laissa l’épée prussienne entrer jusqu’à la garde.


COMMENT LES PRUSSIENS
EURENT PARIS ET LES RURAUX LA FRANCE


« Osons ! ce mot renferme toute la politique de cette heure. »
(Rapport de Saint-Just à la Convention.)


Le 12, on ne peut refuser la lumière, ignorer les mensonges de Rouher, de Le Bœuf révoqué par force, l’idiotie du commandement général transmis par l’Empereur à Bazaine, à la joie du public qui n’a cessé de dire : « C’est Bazaine qu’il nous faut ! » Le 13, quelques députés demandent la nomination d’un comité de défense. À quoi bon : « Le pays est rassuré », dit M. Barthélemy-Saint-Hilaire, homme très sagace, alter ego de M. Thiers.

Les acharnés du 9, point rassurés du tout, s’arment de tant de malheurs pour remuer les courages. Au Rappel se rencontrent les hommes d’action qui ont échappé à Sainte-Pélagie ; on convoque chez Nestor les députés de la Gauche. Ces messieurs, aussi abasourdis