Page:Londres - Le chemin de Buenos-Aires, 1927.djvu/34

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
36
LE CHEMIN DE BUENOS-AIRES

et, tous les matins, que doit faire également le Créateur, ils arrivent à huit heures à Buenos-Aires et à Montevideo.

Sur les Mihanovitch on n’a pas l’air d’un grand voyageur, mais d’un voisin qui rend visite à son voisin.

Et la police vous laisse en paix.

Ainsi vont les petites femmes de ces messieurs, de l’Uruguay en Argentine.


Le Malte entrait à Montevideo.

Depuis le matin Lucien Carlet ne parlait plus à Blanche Tuman. Il passait devant elle comme s’il ne la connaissait pas.

— C’est idiot, tout le monde sait bien que vous êtes avec la gosse !

Il me répondit qu’il savait ce qu’il faisait.

— Je lui ai appris sa leçon, me dit-il. Allez la voir, vous me direz si elle l’a bien retenue.

— Quelle leçon ?

— Ce qu’elle doit dire aux policiers, ce qu’elle doit faire.

La Galline était sous les armes. De petites armes. Chapeau noir, robe noire, valise à côté d’elle. Par sainte Marie-Madeleine sa patronne, elle n’était pas fière ! Je la remontais. Elle m’assura qu’elle avait très peur.