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MARSEILLE, PORTE DU SUD


Il lève les bras. Il n’a jamais vu tant d’amis.

Il s’assoit.

Ils sont neuf marins au long cours. L’un dit la révolution que Mustapha Kemal a déclenchée contre les vieilles mœurs d’Asie : la chasse aux harems, la guerre aux voiles, la mort du fez.

L’autre donne des nouvelles de la folie chinoise.

Celui-ci fait préparer dans la cale un coin « correct » pour le cercueil de Max Nordeau, le messie juif, dont on transporte les os à Jaffa, au royaume qu’il avait réclamé.

Ce commandant eut un suicide à bord. Un Hollandais, la nuit, s’est jeté à la mer entre Penang et Singapoore. « Inutile de prévenir la reine Whilhelmine », avait-il écrit au maître hôtel.

Le plus heureux de ces marins est