Page:Longfellow - Évangéline (traduction Léon Pamphile LeMay), 1870.djvu/29

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
31
ÉVANGÉLINE

Qui brille le matin de la sainte Eulalie
Féconde les vergers dont chaque rameau plie
Sous le poids des fruits mûrs, veloutés, odorants,
Comme un vieillard heureux sous le poids de ses ans.


II


Déjà l’on arrivait à ce temps de l’année
Où le feuillage sec dort sur l’herbe fanée,
Où le soleil tardif est pâle et sans chaleur,
Où la nuit froide au pauvre apporte la douleur.
En bandes réunis les oiseaux de passage,
Sous un ciel noir et lourd, volaient, comme un nuage,
Des froides régions que l’aquilon flétrit
La forêt se tordait sous les vents de septembre
Comme un jeune coursier qui hennit et se cambre.