Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 10.djvu/171

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Ronsard souffrait d’insomnies légères. Il a pris de l’opium à une dose telle, que son insomnie est devenue le perpétuel supplice du lit solitaire.

Sommeil. Opium. Pavots. Sa jeunesse en est hantée.

« Seize heures… je meurs les yeux ouverts. » Il dicte cela le jour de sa mort.

Hélène de Surgères. — Elle a brisé la vie de Ronsard.


BAUDELAIRE

Ambitieux aigri. — Étant enfant, il voulait, dit-il, être pape ou comédien. (Œuv. posth.). Il a vécu comme un comédien furieux de ne pas être pape.

Sa vilenie. — Il dédie trois poèmes à Hugo qu’il attaque en dessous (Œuv. posthumes). Il dédie ses poèmes en prose à Houssaye, que, par derrière, il traite de canaille. (Œuv. posth. p. 116).

Style de C. B.

Prose. — Pourquoi sa prose est-elle si mauvaise ? Il y a une prose de Pascal, une de La Bruyère, une de Montesquieu, une de Châteaubriand, une de Hugo, une de Renan, une de Flaubert, une de Mallarmé…

Je dirais même : il y a une prose de Voltaire, une de Musset, une de Mérimée, une de Mendès, que sais-je ? Une de Brunetière.