Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 7.djvu/65

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arcas

Ce sont les dieux.


melitta

Ô Chevrier ! je suis entrée ici vierge comme Artémis qui nous éclaire de loin à travers les branches noires, et qui, peut-être, écoute mon serment. Je ne sais pas si j’ai bien fait de te suivre où je t’ai suivi, mais un souffle était en moi, un esprit que ta voix a fait naître… et tu m’as donné le bonheur, comme un immortel, en me donnant la main.


arcas

Jeune fille aux yeux noirs, ni ton père ni mon père n’ont préparé notre union devant l’autel de leurs foyers en échangeant ta richesse et la mienne. Nous sommes pauvres, donc nous sommes libres. Si quelqu’un nous marie ce soir, lève les yeux : ce sont les Olympiens protecteurs des bergers.


melitta

Mon époux, quel est ton nom ?


arcas

Arcas. Et le tien ?


melitta

Melitta.