Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/148

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grands yeux ronds, de sa bouche sans dents qui voulait parler, du pli rose de ses poignets, et de ses ongles si menus qu’on les eût pris pour des ailes de mouches.

Brusquement elle le serrait dans ses bras à l’étouffer, elle embrassait sa petite tête chauve, ses petites jambes, ses petits pieds en boule ; elle le faisait marcher sur elle, sauter, courir, tomber, rouler. Elle l’enveloppait dans ses cheveux, et, d’un doigt sous la lèvre, elle le faisait rire.

« Ecoute, lui dit-elle enfin. Je vais te raconter ton histoire ».

Il n’était pas probable que l’enfant dût comprendre. Mais pourtant il était de race divine et rien n’est impossible à ceux qui sont nés des grands olympiens.

Et elle parla ainsi :