Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/171

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Et elle continua, comme en rêve :

« Quel bonheur ai-je eu jamais qui fût égal à celui-là ? Je sais bien ce qui va arriver. C’est-à-dire… je ne le sais pas tout à fait, mais je devine bien à peu près. Eclaire-moi plus haut, nourrice. Je vais ouvrir la porte.

— Ce n’est même pas la porte du tombeau. C’est quelque chose de plus horrible…, c’est… Oh ! je ne peux pas vous le dire. Vous le verrez, Danaë. C’est votre destin que vous le voyiez vous-même. On ne peut plus vous en empêcher. Vous-même ne pourriez plus vous en aller d’ici.

— La porte n’est pas lourde. Les gonds sont luisants. On doit l’ouvrir souvent, cette porte, n’est-ce pas ? Comment se fait-il qu’on s’occupe tant de mon malheur et qu’il n’en paraisse rien dans les yeux ? Ou bien, peut-être