Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/172

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est-ce un malheur pour moi seule et un bonheur pour tous les autres. — La porte va céder. Je n’aurais qu’à la toucher du bout du doigt, je sens qu’elle va tourner toute seule… Vois-tu, tiens, vois-tu ? vois-tu ?… »

Un monceau de pièces d’or s’écroula autour d’elle par la porte grande ouverte. Elle poussa un cri effrayant.

« Ah !… Dzeus !… oh !… oh !… oh !… mon amant ! ».

Elle se jeta à terre dans le trésor ruisselant.

« Hélas ! Hélas ! dit la nourrice. Hélas ! cela devait arriver ».

Danaë avait rejeté sa tunique, sa ceinture, ses rubans brodés :

« Dzeus adoré ! Dzeus aimant ! Dzeus tendre ! je t’ai donc revu enfin et comme autrefois, dans une prison d’airain. C’était toi qu’on cachait dans