Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/50

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comme des lames d’épées impalpables et transparentes.

Les condamnés, deux à deux, traversaient lentement ces grandes armes du soleil. Ils savaient exactement combien ils en rencontreraient jusqu’à l’entrée du Labyrinthe. Et après la dernière ce serait la nuit terrible.

Du moins, ils le croyaient ainsi, mais Thésée, et Myris en lui, avaient d’autres certitudes.

Ils marchaient.

Ils marchaient.

Ils arrivèrent enfin.

Mais ils n’avaient pas encore dépassé le dernier rayon du soleil quand ils entendirent, en arrière, un pas rapide sur les feuilles mortes.

Ils se retournèrent : une femme était là, arrêtée.

Elle était de belle stature, bien chaussée