Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/79

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Clazomène, à son retour d’Aethiopie.

— C’est une histoire vraie ? demanda Rhéa.

— Oui. Mais j’aime que vous la teniez pour une fable et que les personnages vous semblent suivis de l’ombre de leur symbole. Si j’avais quelque talent, il me faudrait peu de soins pour faire de cette courte histoire un poème en hexamètres. Peut-être seulement la généraliser ».

Le soleil brillait très ardent au-dessus de la haute forêt, et la fraîcheur sous les feuilles en était plus délicieuse. Des taches de lumière caressaient Lampito, qui avait ramené sa chevelure sur son visage pour protéger ses yeux fermés. Amaryllis était près de Rhéa. Philinna jouait avec ses mains. Mélandryon regardait la terre.

Alors Clinias commença ainsi :