Page:Louÿs - Les Chansons de Bilitis, 1898.djvu/50

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Nymphes des bois et des fontaines, Amies bienfaisantes, je suis là. Ne vous cachez pas, mais venez m’aider car je suis fort en peine de tant de fleurs cueillies.

Je veux choisir dans toute la forêt une pauvre hamadryade aux bras levés, et dans ses cheveux couleur de feuilles je piquerai ma plus lourde rose.

Voyez : j’en ai tant pris aux champs que je ne pourrai les rapporter si vous ne m’en faites un bouquet. Si vous refusez, prenez garde :

Celle de vous qui a les cheveux orangés je l’ai vue hier saillie comme une bête par le satyre Lamprosathès, et je dénoncerai l’impudique.