Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/280

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Mais, aussitôt sort de dessous terre un géant de vingt-deux pieds de haut, et le combat recommence. Le géant est aussi tué et décapité, et aussitôt un autre géant de vingt-cinq pieds de haut prend sa place. Il a le même sort que son frère.

Hervé pénètre alors dans le château. Il passe dans la salle à manger, où il trouve un bon dîner servi, et encore personne. Il avait faim, et il mange et boit en conséquence. Quand il a fini, une main invisible prend un flambeau sur la table et, s’avançant devant lui, elle le conduit à une chambre à coucher, où il trouve un excellent lit de plume.

Le lendemain matin, quand il descendit, il trouva encore un bon déjeûner servi, et ne fit pas plus de compliments que la veille pour en profiter. Puis, il alla se promener dans les jardins. Il y remarqua une petite loge, dans laquelle se tenait une petite vieille, qui avait deux dents longues comme le bras. Il l’aborda, la salua poliment et lui dit :

— Bonjour, grand’mère.

— Que cherches-tu par ici, ver de terre ? lui demanda la vieille.

— Je cherche ma sœur, répondit-il, qui doit être par ici, quelque part.

— Hélas ! mon pauvre enfant, si tu savais le