Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/283

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Le lendemain, le magicien envoya contre lui un grand cheval furieux. Il tua aussi le cheval.

Enfin, le troisième jour, il eut affaire à un serpent recouvert d’écaillés jaunâtres et qui vomissait du feu.

Il finit aussi par en venir à bout, mais, avec bien du mal, et il le tua comme le taureau et le cheval.

— C’est bien, dit le magicien, en dissimulant sa colère et son inquiétude ; mais, à présent, c’est à moi-même que tu auras affaire. Retrouve-toi ici, demain matin, et nous en finirons avec toi.

Et il s’en alla là-dessus.

La fille du roi d’Espagne vint trouver Hervé et lui dit :

— Tu es sorti heureusement et sans beaucoup de peine de ces trois épreuves ; mais, trois autres vont leur succéder, à présent, qui seront bien plus difficiles ; car c’est contre le magicien lui-même qu’il te faudra combattre. Aie confiance pourtant et bon courage, et, grâce à l’onguent magique que je t’ai donné, tu pourras encore te tirer d’affaire.

Le lendemain matin donc, le voilà aux prises avec le magicien en personne. Le combat fut long et terrible. Hervé fut souvent atteint mortellement ; mais, il mettait aussitôt un peu de son onguent sur la blessure et se trouvait guéri aussitôt.