Page:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu/39

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qui fermait l’entrée du souterrain, auprès du château, et le rocher s’entr’ouvrit aussitôt, et il entra dans le souterrain. Quand il arriva à l’autre extrémité, il frappa deux autres coups en croix sur le rocher qui le fermait de ce côté, lequel s’entr’ouvrit aussi, et il se retrouva sans mal à la maison.

Tout le monde s’empressait autour de lui, pour lui demander des nouvelles de sa sœur. Il raconta tout ce qu’il avait vu et entendu.

— Jésus ! dirent le père et la mère, qu’est-ce donc que cet homme-là ?

— Moi, dit le prince aîné, je veux aller aussi voir ma sœur, et, avant de m’en retourner, je saurai ce qu’est cet homme.

Et il prend la baguette blanche des mains de son jeune frère, se rend au bois et frappe deux coups en croix sur le rocher.

Le rocher s’entr’ouvre aussitôt, et il voit dessous son beau-frère, qui lui dit :

— Ah ! bonjour, filleul ; descends et partons, vite.

Le prince descend dans le souterrain, et son beau-frère le conduit jusqu’à sa sœur, puis il s’en va. Comme son frère, il fut étonné de voir sa sœur assise sur un siège d’or et richement parée.

— Tu te trouves bien ici, à ce qu’il semble, chère petite sœur ? lui demanda-t-il.