Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/140

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— Oui, et moi qui ne connais aucune princesse.

— Peu importe ; restez encore avec moi, jusqu’à ce que le temps soit venu de vous présenter devant votre père, et ayez confiance en moi.

Alain resta encore avec sa protectrice, et, quand le temps fut venu, elle lui dit :

— Voici une poule, avec un linge sur le dos ; retournez-vous-en avec elle chez votre père, et prenez bien garde de perdre la poule et le linge aussi.

— Mais, je n’aurai donc pas de princesse.

— Partez avec votre poule, et fiez-vous à moi pour le reste.

Alain partit avec sa poule. Mais, comme il traversait un bois sombre, elle lui échappa, et il se mit à pleurer. Deux princesses, dont l’une plus belle que l’autre, se trouvèrent soudain à côté de lui.

— Qu’avez-vous à pleurer de la sorte ? lui demanda l’une d’elles.

— J’ai perdu ma poule !...

— S’il n’y a que cela, vous pouvez vous consoler, je vous la retrouverai.

Et, en effet, la poule revint bientôt, à un signe de la princesse, et elle avait toujours son linge sur le dos, La plus belle des deux princesses la toucha du bout d’une baguette blanche, qu’elle