Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/234

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— Prenez ma queue, prince, et tenez bon.

Le prince prit la queue, et fut ainsi retiré du puits.

Le renard lui parla alors de la sorte : — A présent, vous ne me reverrez plus, mais aussi vous n’aurez plus besoin de mon secours. Je suis l’âme du pauvre mort que le recteur de sa paroisse refusait d’enterrer, parce que ma femme n’avait pas d’argent à lui donner. Vous avez payé pour me faire rendre les derniers devoirs et m’avez ainsi délivré, et c’est pour reconnaître ce service que je vous suis venu en aide, quand vous vous êtes trouvé en danger. Au revoir, à présent, jusques aux joies éternelles.

Et le renard disparut alors.

Mais, laissons au cadet le temps de revenir chez son père, et, pendant ce temps, occupons-nous un peu de ses deux aînés.

En arrivant au palais de leur père, ils coururent à sa chambre en criant : — Réjouissez-vous, père ! nous vous apportons le remède de la princesse de Hongrie ! Voici la vie et la santé !

Et ils lui remirent entre les mains la fiole qui renfermait l’eau merveilleuse. Le vieux roi s’en frictionna toutes les parties du corps, et se trouva aussitôt guéri et rajeuni. Et le voilà heureux et enchanté de ses deux aînés.

Quant au pauvre bossu, personne ne s’inquié-