Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/264

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bosse le vit, il fut bien étonné, et c’est à peine s’il le reconnut.

— Comment ! disait-il en tournant autour de lui, et... et ta bosse ?

— Disparue, comme tu vois.

— Et comment donc cela s’est-il fait ? Et Nonnic lui conta tout.

— Ah ! j’irai aussi, moi, voir les Danseurs de nuit, à Penn-an-Roc’hou, et pas plus tard que ce soir !

Et il fit comme il l’avait dit. Quand il arriva sur la lande, les nains y dansaient déjà, en chantant :


Lundi, mardi, mercredi....


chantait une voix seule, et les autres continuaient toutes ensemble :


Et jeudi et puis vendredi !...


Et ils tournaient et gambadaient et cabriolaient !...

Gabic s’approcha et ils lui crièrent :

— Viens danser avec nous !

Et le voilà dans la ronde et de danser et de chanter comme eux :


Lundi, mardi et mercredi,
Et jeudi et puis vendredi !...