Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/263

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— Comment, c’est tout ? Pourquoi n’ajoutez-vous pas :


Et jeudi et puis vendredi ?


— C’est vrai, répondirent-ils, c’est très joli. Et ils chantèrent, en sautant et en trépignant de joie :


Lundi, mardi et mercredi,
Et jeudi et puis vendredi !...


Et de tourner avec un entrain du diable. Quand Nonnic, n’en pouvant plus, voulut se retirer, les nains se demandèrent :

— Que donnerons-nous bien à Nonnic, pour nous avoir allongé et embelli notre chanson ?

— Ce qu’il voudra : de l’argent et de l’or, à discrétion, ou le débarrasser de sa bosse, s’il le préfère.

— Ah ! oui, dit Nonnic, si vous voulez me soulager de ce fardeau, que je porte depuis si longtemps, je vous laisserai et l’or et l’argent.

— C’est cela, enlevons-lui sa bosse !

Et ils lui frottèrent le dos avec un onguent merveilleux, qui fit disparaître sa bosse, par enchantement, et il s’en retourna chez lui, droit et léger, et même joli garçon.

Le lendemain, quand son ami et confrère en