Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/299

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


La demoiselle retrouva ses parents qui l’attendaient sur la lisière du bois, et ils s’en retournèrent ensemble, tout joyeux et remplis d’espoir, pendant que Robardic allait reconduire son cheval et son chien, et déposer ses armes couleur des étoiles, dans la seconde écurie du château du vieux sanglier. Puis, au coucher du soleil, il revint tranquillement, poussant devant lui son troupeau, comme s’il eût été complètement étranger à tout ce qui se passait.

Enfin, pour abréger, le lendemain, la demoiselle partit pour la caverne du serpent, pour la troisième fois, et elle trouva, comme les deux jours précédents, son cavalier inconnu, qui vint à elle avec un cheval, un chien, une épée et une armure couleur du soleil, cette fois. Il était si beau, si resplendissant, qu’il ressemblait au soleil lui-même. Us allèrent à la caverne du serpent. Le monstre avait trente têtes, à présent. Aussi, le combat fut-il plus rude que les deux jours précédents, et peu s’en fallut que Robardic ne succombât, cette fois. Pourtant, il vint encore à bout d’abattre les trente tètes. Puis, avec sa bonne épée, il découpa le corps du serpent en menus morceaux, et les dissémina dans le bois, à droite, à gauche, de tous les cotés, pour qu’ils ne pussent pas se rejoindre.

La demoiselle était sauvée, à présent. Elle se