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VIII


BARBAUVERT


OU LE PRINCE QUI JOUA SA TÊTE ET LA PERDIT
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Setu aman eur gaoz ha na sur en-hi gaou,
Mes, marteze, eur ger pe daou.
Voici un conte dans lequel il n’y a pas de mensonge,
Si ce n’est, peut-être, un mot ou deux.


IL y avait une fois un roi de France, qui n’avait qu’un enfant, un fils, nommé Charles. Le frère de ce roi était aussi roi d’Angleterre, et avait également un fils unique. Charles dit un jour à son père : — Vous devriez bien, mon père, écrire à mon oncle, le roi d’Angleterre, de permettre à mon cousin de venir passer quelque temps à votre cour ; nous ferions ainsi connaissance ensemble, car nous ne nous sommes jamais vus encore.

Le roi de France écrivit à son frère le roi d’Angleterre, pour le prier d’envoyer son fils à