Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/82

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Péronic se rendit à Paris et alla loger dans une hôtellerie, située près du palais du roi. Comme son éducation première avait été assez négligée, il prit des leçons de français, d’écriture, de danse et d’escrime, et il fit des progrès si rapides, qu’au bout de trois mois, ses maîtres n’eurent plus rien à lui apprendre. Alors, il se présenta chez le roi et demanda qu’on voulût bien lui confier quelque emploi, au palais. On le prit comme aide-jardinier. De six heures du matin à six heures du soir, il travaillait, dans les jardins du palais, et, comme il était intelligent et laborieux, il plaisait beaucoup au maître-jardinier.

Au bout de quelque temps, il demanda :

— Quand donc aura lieu la fête des jardiniers, maître ?

— Dans trois semaines, lui répondit le maître jardinier.

— Trois semaines, c’est bien long !... Si l’on devançait cette date ? Moi, j’ai de l’argent et je payerai tous les frais ; j’ai hâte de connaître tous les jardiniers de Paris.

— Soit, répondit le maître-jardinier, puisque vous vous chargez de tous les frais, je ne vois pas de difficulté à cela.

On s’occupa donc des préparatifs de la fête, et on dressa des tentes et des tables, dans la grande allée du jardin. Tous les jardiniers de