Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/83

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Paris reçurent des invitations et la fête fut magnifique.

En se levant de table, on joua à différents jeux, aux boules, à la galoche, aux quilles. Péronic alla chercher ses quilles et sa boule d’argent, qui excitèrent l’admiration de tout le monde.

Le roi vint se promener dans le jardin, avec sa fille au bras, et la princesse convoita les quilles et la boule d’argent de Péronic. Quand elle fut rentrée au palais, elle envoya sa femme de chambre lui demander s’il voulait les lui vendre.

— Volontiers, répondit-il, je n’ai rien à refuser à la princesse.

— Combien en demandez-vous ?

— Oh ! je ne veux ni argent ni or.

— Quoi donc ?

— Un baiser seulement de la princesse.

— Insolent ! songez donc à ce que vous dites ; demandez de l’or et de l’argent et vous en aurez, mais cela, jamais !

— Peut-être ; faites toujours part de ma demande à la princesse.

La femme de chambre retourne vers sa maîtresse.

— Eh bien ? lui demanda celle-ci.

— Je n’ose pas vous rapporter sa réponse, princesse.

— Pourquoi donc ? Dites, sans crainte.