Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/221

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— C’est à merveille ! dit l’aîné des géants, et la princesse nous appartient, à présent. Cependant, il nous reste encore à pénétrer dans le château, ce qui n’est pas facile. Voici comment nous pourrons y arriver : Je vais m’adosser au nur, mon frère montera sur mes épaules, toi tu monteras sur les épaules de mon frère et atteindras ainsi le sommet, puis, tu descendras dans la tour par ce chêne qui est de l’autre côté et dont les branches touchent le mur, et alors tu nous ouvriras la porte.

Alanic pénétra, en effet, de cette façon, dans la cour du château. Mais, au moment où il allait ouvrir la porte, il aperçut, suspendu à un clou du mur, un beau sabre sur la lame duquel il lut ces mots :

« Celui qui pénétrera dans cette cour, et qui abattra avec moi les têtes des deux géants, deviendra le maître de ce château, où il trouvera de grands trésors. »

— C’est bien ! se dit Alanic, en s’emparant du sabre ; mais, je ne suis pas assez grand pour pouvoir frapper les géants à la tête ; comment faire ?

Il aperçut alors, au bas de la porte, un trou rond comme une chatière, et comme les géants qui criaient déjà : — « Ouvre-nous la porte, » il leur répondit :

— Je ne puis pas, je ne trouve pas la clef,