Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/226

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Et il raconta le motif de son départ de la maison paternelle, et son aventure du château du bois, mais, sans entrer dans tous les détails.

La princesse lui demanda :

— N’avez-vous pas aussi rencontré, dans une salle de ce château, une jeune princesse qui dormait sur un lit, et profitant de son sommeil, ne l’avez-vous pas embrassée ?

— Oui, répondit-il en rougissant.

— Reconnaîtriez-vous bien cette princesse, si vous la revoyiez ?

— Je pense que oui, dit-il, en la regardant plus attentivement.

— N’avez-vous rien emporté aussi du château ?

— Non..., si ce n’est pourtant une petite pantoufle d’or.

— Qu’avez-vous fait de cette pantoufle ?

— Je l’ai encore ; la voici !

Et, la tirant de sa poche, il la posa sur. la table.

— Moi aussi, dit la princesse, j’ai une pantoufle d’or, de tout point pareille à la vôtre.

Et elle posa sur la table une seconde pantoufle, absolument semblable à la première. Les deux faisaient la paire. Puis elle les chaussa, et elles lui allaient parfaitement. Et elle sauta au cou d’Alanic et l’embrassa, en disant :