Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/229

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Après avoir marché pendant trois jours, il se trouva dans une grande avenue de vieux chênes, au bout de laquelle était un beau château.

— Il faut, se dit-il, que je demande si l’on n’a pas besoin d’un domestique, dans ce château.

Et il frappa à la porte. Elle s’ouvrit aussitôt.

— Bonjour ! dit-il au portier ; n’a-t-on pas besoin d’un domestique ici ?

— Oui vraiment ; il vient d’en partir un, et il faut le remplacer ; suivez-moi, et je vais vous conduire au maître.... Voici, maître, un homme qui cherche condition.

— Fort bien ! répondit le seigneur, j’ai précisément besoin d’un valet, dans le moment. Et s’adressant à Janvier : — Que savez-vous faire ?

— Je sais faire un peu de tout. Monseigneur.

— C’est bien, vous avez assez bonne mine, et vous me plaisez. Voici quelles sont mes conditions : Vous irez, tous les jours, travailler aux champs, au bois, au jardin, partout où l’on vous dira. Au coucher du soleil, vous viendrez à la maison, et alors, vous devrez prendre soin des enfants et faire tout ce qu’ils vous demanderont. Vous aurez de beaux gages, cent écus par an, et votre année finira, quand chantera le coucou.

— C’est à merveille, et je ne demande rien de plus, répondit Janvier.

— Il y a encore une chose que je ne dois pas