Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/231

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enlèvera le ruban de peau rouge ; mais, je ne me fâche jamais, moi.

— A la bonne heure !

Le lendemain matin, on donna une faucille à Janvier et on lui dit d’aller couper de l’ajonc, sur la grande lande.

— Mais, je ne sais pas où est la grande lande, dit-il.

— Voici un chien, lui répondit-on, en lui montrant un grand boule-dogue, qui vous y conduira et restera avec vous, jusqu’au coucher du soleil.

Il se dirige donc vers la lande, conduit par le chien. Il se met à l’ouvrage. Quand il fut fatigué, il voulut se reposer un peu et fumer une pipe. Aussitôt le chien vint à lui, en grognant et en montrant les dents.

— Tiens ! tiens ! le beau chien ! lui dit-il, et il voulut le caresser.

Mais, le chien était toujours menaçant.

— Diable de chien ! s’écria Janvier.

Il lui fallut laisser sa pipe et se remettre au travail.

A midi, une servante vint lui apporter son dîner.

Il s’assit, sur le gazon, à l’ombre d’un hêtre, pour manger sa soupe. La servante avait apporté deux écuellées de soupe, dont l’une, de pain