Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/305

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


était près de perdre la tête, de joie et d’admiration.

— Ma couronne et mon royaume, dit-il, pour merveilles, et vous, vous serez reine !

— Patientez un peu, sire, jusqu’à ce que vous ayez entendu mon oiseau parler, l’Oiseau de Vérité, car il a des choses importantes à vous révéler. Mon petit Oiseau, dites, à présent, la vérité.

— Je le veux bien, répondit l’Oiseau, mais, que personne ne sorte de la chambre.

Et l’on ferma toutes les portes. La vieille sorcière de sage-femme et une des belles-sœurs du roi se trouvaient là aussi, et elles n’étaient pas à leur aise, en entendant ces paroles.

— Voyons, mon oiseau, dites la vérité, à présent.

Et voici comme parla l’Oiseau :

— Il y a maintenant vingt ans, sire, que votre femme est enfermée dans une tour, abandonnée de tout le monde, et vous la croyez morte depuis longtemps. Mais, elle n’est pas morte, elle n’a même souffert aucun mal, car c’est injustement qu’elle a été accusée et jetée dans une sombre prison.

La sage-femme et la belle-sœur du roi se dirent indisposées, en ce moment, et voulurent sortir.